mercredi 7 février 2018

(Lecture) Moi, Milanollo, fils de Stradivarius - Jean Diwo



"Je m'appelle Milanollo, né en 1728 et fils d'Antonio Stradivari. J'en ai connu des aventures, en presque trois siècles : d'abord baptisé Coucher de soleil par Jean-Sébastien Bach, puis offert au Régent, j'ai fait vibrer la cour de France. Mais j'ai aussi vécu des moments douloureux: on a tué pour me dérober. Puis j'ai voyagé avec Viotti vers l'Angleterre, où j'ai croisé Dragonetti, Paganini et Maria Milanollo. J'ai ensuite continué à traverser l'Histoire dans les mains de nombreux virtuoses. Et aujourd'hui? Je vous laisse savourer mes derniers chants, dans la magie du coup de théâtre que referme ce livre."

Je suis encore sous le charme de l'œuvre magistrale de Jean Diwo, auteur dont la plume me ravie à chaque lecture. 

Cette fois, l'auteur se glisse dans la peau d'un magnifique violon créé par Antonio Stradivari, dans une "bottega" de Crémone. Dès lors, nous suivront Coucher de soleil (c'est son nom) de la cour de Köthen où il sera joué par le grand Jean-Sébastien Bach, à la cour de France, en Angleterre et en fait, de part le monde. Convoité par les plus grand artistes du monde, le Stradivarius nous compte avec élégance sa vie passionnante et tourmentée. 

Jean Diwo est un virtuose de l'écriture et sa plume m'a ravie à chaque page. De magnifiques mélodies sonnaient à mon oreille ) chaque pas dans cet univers magique. J'ai appris à mieux connaître les instruments de musique, à me laisser bercer par leur voix mélodique et fantastique. La musique à pénétré chaque parcelles de mon être pour me faire vibrer au rythme de l'incroyable histoire de l'auteur. Quel génie, se mettre ainsi, si brillamment, dans la peau d'un des plus grand violon ! Non seulement l'œuvre de Jean Diwo est une ode à la musique, mais c'est aussi un grand roman historique passionnant. 

Le style de Jean Diwo est magnifique, chaque ligne est un concerto, tant pour les yeux que pour l'ouïe. Ce roman m'a transporté pour me baigner dans un univers de poésie, d'enchantement et de plaisirs.


dimanche 4 février 2018

(Lecture) Les Piliers de la Terre - Ken Follett



Lu il y a un bout
Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes. Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque.

Outre ma passion pour les contes & légendes mais aussi pour l'Histoire, je suis une amoureuse du Moyen Age. Il était donc naturel que je me plonge dans ce gros roman, pour mon plus grand plaisir. 

L'histoire de ce roman se déroule en Angleterre entre 1123 à 1174. 
Tout le roman tourne autour de l'histoire de la cathédrale de Kingsbridge, mais ce n'est qu'un prétexte pour l'auteur qui nous raconte aussi l'histoire de la famille de Tom (maitre-constructeur qui a initié la construction de la-dite cathédrale), et la bataille féroce entre Philip, prieur de Kinsbridge et William, comte possédant les terres des alentours. 
Il faut savoir qu'au Moyen Age, de nombreuses cathédrales ont vu le jour. Nous étions dans une nouvelle ère et, pour être de bons chrétiens, il fallait avoir dans sa ville la plus grosse cathédrale possible. Les bâtisseurs étaient donc prêts à tout. Et c'est ce qui nous est conté dans ce texte, dense mais brillant. 
Au menu : ruses, trahisons, méchanceté et vengeance, mais pas que... A la fermeture du roman, je me suis dit : "Pas croyable, c'est déjà la fin !". Car même si le roman fait quasiment 1 050 pages, il est tellement agréable à lire, tellement prenant, passionnant que je n'ai pas vu les pages passer. Pour être honnête, malgré les 1 050 pages, je ne me suis jamais ennuyée, pas une seule seconde. 

Certes, je suis une passionnée du Moyen Age, mais quand je lis les différentes chroniques sur ce roman, je retiens que même des lecteurs, qui à la base ne sont pas attirés par cette période historique, ont véritablement adoré ce grand roman, ce chef d'œuvre. 
Oui, chef d'œuvre, car pour moi il s'agit bien de cela. 
La plume de l'auteur est tout simplement brillante et l'on ressent vraiment la passion de l'auteur pour ce texte. Ce texte est totalement aboutie, réfléchi. On en apprend beaucoup sur l'histoire de l'Angleterre et ce fut, pour moi un réel plaisir. 
Par ailleurs, le charisme des personnages principaux font qu'il m'a été impossible de refermer le livre ; je voulais toujours en savoir plus, savoir ce qu'il allait arriver ensuite. Certaines scènes ont été difficile de par leurs violence, mais elles étaient nécessaire si l'auteur voulait rester fidèle à l'histoire de ce pays. 

Au début, à l'ouverture du roman, j'ai vraiment eu peur de le commencer. C'est tout de même un bon pavé et je pensais qu'à un moment ou un autre, j'allais forcément décrocher, m'ennuyer... Et bien, non ! 
J'avais même du mal à le refermer pour aller travailler ou dormir. L'histoire des personnages m'obsédait. J'ai dévoré ce livre en quelques jours et la tristesse m'a envahie lorsque j'ai tourné la dernière page. Mais consolation, la suite viendra bientôt rejoindre ma PAL et, je partirai au Moyen Age, pour de grande aventure ! Je sais que bon nombre d'entres vous ont déjà succombé, mais pour ceux qui hésiteraient encore, je vous conjure de lire enfin ce roman, qui j'en suis certaine vous charmera autant qu'il en a fait avec moi.


vendredi 2 février 2018

(Challenge) Affame ta PAL !

Qui dit amoureux des livres et des mots, dit forcément (ou presque) Pile à lire démentielle.
Je ne fais pas exception à la règle et pourtant, depuis un peu plus d'un an, j'achète beaucoup moins de livres, permettant à cette fameuse pile de baisser mais, avouons-le, pas de manière significative.

Pourtant, tous les ouvrages présent dans cette tour de Babel me font énormément envie (normal, puisque je les ai acheté). Certains d'ailleurs, y dorment depuis bien trop longtemps et avec 2018, l'envie de les lires et surtout de faire diminuer cette dangereuse tour de Pise m'a convaincu de me lancer un challenge personnel.

A ce jour (le 2 février 2018), ma Pile à lire est composé de 73 romans. J'ai donc décidé d'imposer à celle-ci un régime drastique. Je ne pourrais acheté que 2 livres tous les 15 livres lu.
Cela me permettre de lire des ouvrages bien tentant, tout en me faisant parfois quand même plaisir.

Je vous invite à jeter un œil sur ma PILE A LIRE et à me donner vos avis sur les livres que vous avez déjà lu, ceux qui vous tentent et si, par hasard vous aussi vous en auriez certains dans votre PAL et que vous seriez tenté par une Lecture Commune et bien faites moi signe, j'en serais ravie !

Pour l'occasion et pour mon plaisir, j'ai créer un petit logo et je pense faire un bilan de temps à autres notamment...
Si vous souhaitez vous joindre à moi, pour ce challenge, n'hésitez pas à me le dire ici et à utiliser le logo.



C'est partie pour la belle aventure, qui j'espère me fera (enfin) découvrir des ouvrages fantastiques !
Belles lectures à vous.


jeudi 1 février 2018

(Lecture) Les soeurs Carmines T2, Belle de gris - Ariel Holzl



Trois semaines séparent Tristabelle Carmine du Grand Bal de la Reine. Trois semaines pour trouver la robe de ses rêves, un masque, une nouvelle paire d’escarpins… et aussi un moyen d’entrer au Palais. Car Tristabelle n’a pas été invitée. Mais ça, c’est un détail. Tout comme les voix dans sa tête ou cette minuscule série de meurtres qui semble lui coller aux talons. En tout cas, elle ne compte pas rater la fête. Quitte à écumer les bas-fonds surnaturels de Grisaille, frayer avec des criminels, travailler dans une morgue ou rejoindre un culte. S’il le faut, elle ira même jusqu'à tuer, demander de l’aide à sa petite sœur. Car Tristabelle Carmine est une jeune femme débrouillarde, saine et équilibrée. Ne laissez pas ses rivales ou ses admirateurs éconduits vous convaincre du contraire. Ils sont juste jaloux. Surtout les morts.

Mi-janvier, je découvrais le premier opus de cette saga et je n'ai pas pu résister longtemps avant de lire la suite. Pourtant, j'avoue que j'avais quelques appréhensions. Souvenez-vous, dans mon avis sur Le complot des corbeaux, je vous disais que je n'avais pas vraiment apprécié la sœur aînée, Tristabelle et, ce second tome lui est consacré. Autant vous dire, que j'avais quelques peurs... 

Et bien sachez que Tristabelle, cette jeune femme psychopathe, imbue d'elle-même a su me toucher, non seulement par ses répliques cinglantes que par son caractère et histoire. Apprendre à mieux la connaitre m'a fait l'apprécier et même l'aimer. Ce n'était pas gagné pourtant, croyez-moi !
Ici, elle a su me toucher et m'émouvoir parfois. J'ai ris à ses côtés, beaucoup même ! Elle a un caractère complètement loufoque et franchement insupportable mais bon, elle est attachante tout de même. Ici nous la suivons, quelques mois après la fin du tome précédent. Elle souhaite se rendre au bal de la reine, où cette dernière choisira sa nouvelle dame de compagnie. Et comme vous vous en doutez, Tristabelle sait qu'elle sera celle-ci et elle est prête à tout pour y parvenir, même si tout ne se passera pas comme prévu. 

Nous en apprenons plus aussi sur Grisaille, cette ville "burtonienne" et ô combien sombre et déjantée ! Cette bourgade est un personnage à part entière et c'est limite celui que je préfère le plus. 
On y retrouve avec plaisir Merryvère et Blaise (ces deux-là me font chavirer) ainsi que Dolorine et Lady Carmine. 

Ce tome est encore plus abouti que le précédent. De sa plume poétique et fluide, Ariel Holzl nous offre un monde original et tellement bien construit. Ici, on sens vraiment qu'il a pris plus d'assurance que dans le premier tome, nous baladant dans Grisaille, au côté de Tristabelle ! 
Je n'arrivais pas à refermer le livre que j'ai lu en un soirée et matinée. J'en ai même rêvé, tellement cette histoire vivait en moi ou, plutôt tellement je faisais partie de ce récit. Car le talent de l'auteur est bien de nous embarquer aux côtés de ses personnages et vivre intensément la vie à Grisaille. 

J'ai déjà tellement hâte de lire le troisième tome, qui n'est pas encore sortie mais que je me procurerais rapidement. J'ai lu les deux premiers au format numérique, mais j'ai tellement aimé que je vais me les offrir en version papier et, j'espère avoir l'honneur de rencontrer, un jour, Ariel Holzl. 

Vous l'aurez compris, j'ai eu un véritable coup de cœur pour ce tome, comme pour le précédent. Je vais suivre l'auteur avec intérêt et je le remercie de m'avoir offert de si belles heures de lecture. 



mardi 30 janvier 2018

(Lecture) Fahrenheit 451



451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

J’avais souvent entendu parler de ce roman de science-fiction, dans divers magazines littéraires, dans des émissions culturelles ou par des lecteurs. Mais je ne m’étais encore jamais sentie prête pour le lire. Avec ma nouvelle envie de lecture de l’imaginaire (fantastique, fantasy et science-fiction), le désir de me plonger dans ce roman est venu, comme une évidence, d’autant plus que j’avais le roman de Ray Bradbury dans ma bibliothèque depuis quelques mois. 

Guy Montag est un pompier, mais pas tel que nous les connaissons aujourd'hui. 
Les pompiers de ce roman allument des feux, au lieu de les éteindre. Mais que brûlent-ils ? Des livres… 
Car dans la société du futur que nous présente l’auteur, les livres sont considérés comme des horreurs, des inutilités… La société futuriste imaginée par Ray Bradbury condamne le questionnement et la réflexion (considéré comme antisocial, propagande de la paresse mentale), d’où l’anéantissement des livres (qui eux poussent à la réflexion, au questionnement, au débat…). Les pompiers sont donc chargés de brûler les livres, cachés par des citoyens, faisant acte de résistance. 
Mais un évènement et une rencontre (avec Clarisse McClellan) « réveillera » Guy Montag et lui fera prendre conscience que la vie, la vraie n’est pas celle qu’on les oblige à vivre ; et que les livres, l’accès à la culture sont des plus important. 

Ce livre est un vrai bijou. 
Commençons par le style de l’auteur. J’aime beaucoup sa manière d’aborder les choses, de donner vie aux personnages. Sa plume délicate, poétique, mais toujours puissante et passionnante m’a conduite au cœur du roman, vivant, moi aussi dans cette société totalitariste. 
Le roman est brillamment construit, je n’ai pas trouvé de longueur, ni de passage inutile. Tout y est essentiel, important… J’ai été choqué par la société imaginée par Ray Bradbury. J’ai été choqué par la tendance à être un troupeau, déconnecté de la réalité, de la population. Ray Bradbury a créé une société totalitaire comme il en a existé plein et comme, malheureusement, il en existera toujours. Déjà dans le passé les livres étaient brûlés en place public, car jugés comme sataniques, détournant les femmes, les hommes et les enfants du droit chemin. Encore aujourd’hui, dans certains pays lire un livre n’est pas permis à tout le monde, et certains livres sont interdits. Même dans les démocraties, certains livres, même s’ils ne sont pas interdits, sont estimés dangereux et immoraux par certaines personnes, certaines communautés (exemple de la critique des sept tomes d’Harry Potter de JK Rowling par l’Eglise catholique) ou encore l’interdiction des Versets sataniques de Salman Rushdie, qui est l’objet d’une fatwa. 

Ainsi l’œuvre de Ray Bradbury est un livre d’anticipation très réaliste. L’individualisme est le moteur de la société de Fahrenheit 451. Chacun vit pour soi, se contentant seulement de vivre de choses futiles, inutiles, mais tout en suivant l’avis général ; les gens me font penser à des moutons mener bêtement par un berger totalitaire (le gouvernement). 
En lisant ce roman, je n’ai pas pu m’empêcher de pensé à la montée du totalitarisme nazi et aux autodafés. Terrible. 
Ce qui m’a aussi frappé, dans ce roman, c’est que le livre de Ray Bradbury, publié la première fois en 1953, montre une société qui ressemble beaucoup à la nôtre. Combien de fois ne me suis-je pas écrié « mais c’est pareil, ici, aujourd'hui… », « C’est tout à fait ça maintenant, ici… ». Ainsi Ray Bradbury a inventé, avant l’heure les écrans plats géants (les murs écrans), les baladeurs mp3 (les coquillages bourdonnant)… il avait vu la place immense que tiendrait la publicité dans les sociétés consommatrices, il avait vu l’expansion de la mondialisation… 
Pas de « happy end » dans ce livre, qui semble montrer par-là, que pour que l’humanité change et devienne « meilleure », il faut qu’elle soit d’abord anéanti… 

Vous l’aurez donc compris, cette œuvre est un grand classique du genre. Un ouvrage passionnant et très bien écrit. Tant le thème abordé que la plume de Ray Bradbury m’ont plu, m’ont intéressés. J’ai passé un moment passionnant de lecture, car au-delà du divertissement, se livre amène à la réflexion. Si vous ne l’avez pas encore lu, n’hésitez plus, car je pense que même les lecteurs qui ne sont pas du tout attirés par la science-fiction, seront captivés par ce roman.


vendredi 26 janvier 2018

(Lecture) Dracula - Bram Stoker



Jonathan Harker, jeune clerc de notaire britannique, est envoyé par son étude dans un sinistre château de Transylvanie afin d'y négocier, avec un certain comte Dracula, l'achat d'une propriété en Angleterre. Il ne tarde pas à découvrir l'effroyable secret de son hôte : cette créature est un mort-vivant, un vampire qui repose dans un cercueil et qui en sort la nuit pour étancher sa soif de sang.

Ma lecture du chef d'oeuvre de Bram Stoker est achevée depuis quelques heures et pourtant, ses personnages continuent de me hanter. Comme tout le monde, j'avais entendu parler du comte Dracula et, je connaissais le mythe des vampires, mais je n'avais encore jamais lu ce grand roman publié en 1897. 
Il paraîtrait que Bram Stoker passait ses journées à la bibliothèque du British Museum, il y étudia des données "du point de vue ethnologique, folklorique, historique et géographique" afin de parfaire son oeuvre... et je dois dire, qu'après l'avoir lu, je confirme le talent et l'immense travail de l'auteur. 

Dès les premières lignes du livre, je me suis laissée happer par l'atmosphère fascinante qui imprègne chacune de ces pages. L'atmosphère sombre, gothique est un charme de plus que nous offre l'auteur, et que j'ai savouré avec délice. 
L'ouvrage se compose de différents extraits des journaux des personnages de premier plan, ainsi que d'articles de presse, de lettres ou de télégrammes, je me suis ainsi senti très proche de Lucy Westenra, de John Seward, des époux Harker et du fameux professeur Van Helsing. 

L'écriture éblouissante de l'auteur a sû mêler sensualité, mystère, frayeur et horreur. J'ai frémis et tremblé en compagnie de Jonathan, Mina et Lucy ; j'ai espéré la victoire et combattu le mal au côté de John et d'Abraham Van Helsing. 
A la lecture de Dracula, je sentais autour de moi, m'épiant, la présence du comte et je sentais la brûlure de son regard flamboyant...Tout au long de cette lecture, même lorsque je ne tenais pas le livre entre mes mains et que je faisais autre chose, le récit m'obsédait. J'avoue avoir même rêvé de ce terrifiant comte Dracula ! A aucun moment je n'ai eu l'envie d'interrompre ma lecture et d'abandonner là, en plein combat, mes chers héros. 
Le roman de Bram Stoker est un très beau moment de lecture, tant pour le talent même de l'auteur, que pour l'atmosphère qui se dégage de ces pages. A lire sans plus attendre !


lundi 22 janvier 2018

(Lecture) Rites d'automne - Dan O'Brien



Dan O'Brien, spécialiste des espèces en voie de disparition, œuvre pendant plusieurs années à la réintroduction des faucons pèlerins dans les Montagnes Rocheuses, menacés d'extinction par l'utilisation massive de DDT. Au cours d'une mission en 1986, il s'attache à Dolly, une femelle élevée en captivité qu'il se met en tête d'élever et de réhabituer à la vie sauvage. Avec elle, il va entreprendre un incroyable voyage, celui de la migration aviaire naturelle : au cours de leur périple de la frontière canadienne au golfe du Mexique, une amitié hors du commun se dessine. Mais au-delà de l'étude exemplaire de l'univers de la fauconnerie, 'Rites d'automne' est aussi une évocation des grands espaces de l'Ouest américain, un conte métaphorique sur la liberté et une ode à la nature.

L'envie de lire ce livre m'est venu lorsque j'ai entendu parler de l'auteur (il faut dire que depuis quelques semaines, je m'intéresse à la littérature étrangère et plus particulièrement à la littérature américaine. J'avais tellement été enchanté par ce que j'avais appris lors de la diffusion des Carnets de route de François Busnel (rédacteur en chef du magazine Lire) sur france5, que j'ai voulu découvrir les auteurs dont il avait été question dans ces émissions. 

Dan O'Brien est un farouche défenseur de la nature. Amoureux de la faune et de la flore, il n'hésite pas à s'engager personnellement en créant, par exemple, dans son ranch du Dakota du Sud une société d'élevage de bisons. La nature tient une place plus qu'importante dans sa vie (il est d'ailleurs un spécialiste des espèces en voie de disparition) et, je me suis sentie en totale osmose avec sa vision des choses. 
En 1965, engagé par la Peregrine Fund Inc. il participait à la réintroduction dans la nature, de faucons élevés en captivité. 
Un jour, alors que trois des quatre faucons qu'il devait relâcher se font tuer, capturés par un aigle royal, il décide de contrer le sort et d'offrir à la femelle rescapée une nouvelle vie. Dolly était en effet condamné, après l'échec de sa réhabilitation, à rester sa vie entière au centre de protection. Mais Dan O'Brien ne pouvait laisser faire cela. Il s'engage alors dans un voyage magnifique, au multiple couleurs et aventure, afin d'apprendre à la jeune Dolly a vivre en liberté. 
Une magnifique histoire d'amitié se créée entre l'homme et l'animal, offrant au lecteur un pur moment de bonheur. L'auteur met au point des techniques de dressage (prenant en compte de nombreuses variables : poids du faucon, vitesse du vent, etc.) afin d'apprendre à Dolly a chasser, à vivre en liberté.  
Ce livre est tout simplement magnifique ; c'est un ode à la nature et à son respect. Aujourd'hui, alors que le monde semble devenu fou (saccageant nos ressources, méprisant la vie, bafouant la nature et sa beauté), l'auteur nous offre un texte a mettre entre toute les mains, permettant ainsi à certaines personnes de prendre conscience de la beauté de la nature et de son caractère essentiel à notre survie. 
J'ai particulièrement été réceptive à ce récit, car je suis amoureuse de la nature, j'essaye chaque jour d'en prendre soin, par petit geste. Je regarde la faune, la flore avec toujours le même émerveillement dans les yeux, toujours le même amour... Je ne fais qu'un avec la nature et, ce récit fut une véritable bouffée de bonheur, de respect et de vert, qui m'a permis de me ressourcer (il faut dire que je vis dans une grande ville). 
En suivant Dan O'Brien et Dolly, je n'avais qu'une envie, être à leur côté et vivre comme eux ; partager cette expérience régénératrice. Ce livre m'a donné encore plus envie de me mettre au service de la nature, de la servir, de la protéger... 
Dans un style d'une grande richesse, parfaitement abordable (même par les adolescents), l'auteur nous invite à un voyage hors du commun qui, je vous le certifie, n'est pas près de s'effacer de ma mémoire. Il y a des livres, comme celui-ci, qui font partie de vous à jamais... 
Je vous encourage vraiment à lire ce récit, à vous en imprégner et à le transmettre autour de vous. C'est un livre qui doit voyager et, qui doit être lu par tous. Merci monsieur O'Brien !


Merci de votre visite, à bientôt !