lundi 26 mars 2018

(Lecture) Check-point - Jean Christophe Rufin



Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre. Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence. Et la véritable nature de leur chargement. A travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. A l'heure où la violence s'invite jusqu'au coeur de l'Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire ? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre les armes ? 

Jean-Christophe Rufin et moi, c'est une belle et grande histoire d'amour. Je l'ai découvert il y a plusieurs année avec son roman L'Abyssin que m'avait offert trois personnes qui malgré un bref passage dans ma vie, m'ont beaucoup marqué. J'avais tellement aimé, à l'époque ma lecture, que je n'ai jamais cesser de lire ses ouvrages. Et à ce-jour, le seul que je n'ai pas encore lu (mais il est dans ma Pile A Lire) c'est Le collier rouge... 

Mais revenons-en à Check-point. Comme toujours, je me suis précipité dans cette lecture, sachant déjà que j'allais passé un moment intense et riche en émotion. 
Ici, nous suivons Maud et quatre hommes, tous engagé dans un convoi humanitaire en Bosnie, alors en proie à la guerre. Nous connaissons tous ce conflit, malheureusement ! 
L'association pour laquelle ils travaillent est basé à Lyon. Tous se sont engagés pour une raison bien précise, qui n'est pas forcément louable et pas vraiment pour celle que l'on pense. 
Ce convoi avance, avec un objectif, qui va vite dévier, par la force des choses. Et, de point de contrôle (check-point) en point de contrôle, les personnalité de nos cinq personnages principaux va se révéler. 

Ce thriller, car il s'agit bien là d'un thriller comme Jean-Christophe Rufin sait les écrire, est tout simplement génial. Il a tenu sa promesse, m'a entraîné dans une aventure hors du commun, m'a montré les dessous de "l'humanitaire" et m'a fait passé par des sentiments aussi divers que la peur, la tension, le soulagement, l'incompréhension mais aussi la révolte et la tendresse... 
Je n'ai, une fois de plus, pas vu les pages défiler tant j'étais prise par ce récit. L'écriture est fluide, rythmée et d'une grande justesse. 
La maîtrise du sujet par l'auteur ne fait aucun doute, au vu de son passé professionnel. 

A la lecture de ce roman, j'avais en tête les images que j'avais vu à la télévision, lors de cette guerre et, qui avait marqué ma vie d'adolescente ! 
Dans les pages de ce roman, la guerre est bien présente tant par ce convoi humanitaire et son objectif, que par les check-point qui jalonne le récit. On le ressent aussi dans la personnalité et l'objectif des personnages, dans la peur qu'ils peuvent avoir... mais ce n'est, cependant, pas ce qui ressort en priorité de ce roman. Finalement, l'ouvrage aurait pu appartenir à n'importe quel conflit sur cette planète car il s'agit plus là de montrer les dessous des voyages humanitaires et la réelle personnalité de certains ! 

En conclusion, je vous recommande ce livre avec vigueur car non seulement Jean-Christophe Rufin est plein de talent et nous offre un thriller magnifique mais aussi pour le sujet, intéressant.


jeudi 22 mars 2018

(Lecture) Mr Brown - Agatha Christie



C'est toujours après le drame qu'on s'avise qu'un personnage falot a traversé la scène sans que personne lui prête attention. 
Et, justement, dans le bureau de Mr Winttington, il y avait un clerc qui se faisait appeler Mr Brown. Mais voilà ! Personne n'était capable de se rappeler quoi que ce fût de Mr Brown. Pas même son visage. La description qu'on donne invariablement de Mr Brown, c'est qu'il ressemble à tout le monde. 

Ce n'est pas le premier roman d'Agatha Christie et à chaque fois, c'est un vrai plaisir ! 
Si auparavant, je n'avais succombé qu'aux enquêtes de mon cher Belges, Hercule Poirot, je me suis rapidement laissée convaincre par Thomas et Quatre'sous. 

Thomas Beresford et Prudence Cowley sont deux amis. Après la première guerre mondiale, ils se retrouvent tous deux sans travail et décident, lors d'un tea time, de se lancer dans les aventures. Ils désirent lancer leur affaire d'aventuriers et le moins que l'on puisse dire c'est qu'avec cette première enquête, ils vont être servis. 
Prudence (alias Quatre'sous) est ce qui représente "la femme moderne". Elle s'affirme, sait ce qu'elle veut et n'hésite pas à prendre des risques pour vivre des aventures. Elle n'a pas la langue dans sa poche non plus. J'ai beaucoup aimé son personnage, totalement loufoque parfois, mais si plaisant à suivre. 
Thomas, lui, est la raison, le cerveau. Plus posé, il est plus réfléchi, moins instinctif que sa chère complice. C'est également un personnage intéressant. Et le couple d'aventuriers est vraiment complémentaire ! 

L'intrigue, je l'ai trouvé un peu tiré par les cheveux, un peu simpliste dans son déroulée, mais il m'empêche qu'une fois de plus l'intelligence d'Agatha Christie et son don pour écrire des romans policiers m'ont convaincu et m'ont même charmé. 
J'aime beaucoup sa plume, incisive, directe et rythmé. Elle noie le lecteur avec des rebondissements, qui s'avèrent finalement moins important qu'on ne le pensait, et elle truffe son récit de détails auxquels on ne porte pas forcément attention mais, qui s'avèreront crucial. 
Combien de fois je m'exclame, lorsque je lis un de ses romans, "mais oui, pourquoi je suis passé à côté !". 

Autrement dit, ce qui fait la richesse de ce roman, c'est la personnalité des deux personnages principaux et la plume de ma chère Agatha Christie. Un moment de lecture plaisant, que je vous recommande, chaudement !


dimanche 18 mars 2018

(Lecture) Les gens heureux lisent et boivent du café - Agnès Martin Lugand



Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel. 

Le phénomène d'une l'année... après maintes hésitations, je me lance dans cette lecture. Et le résultat, c'est que j'ai un avis plutôt mitigé. Une fois n'est pas coutume, je ne me joins pas à tous ceux qui ont aimé et qui encense ce roman... 

A l'ouverture du roman, Diane a perdu mari et fille dans un accident de voiture, depuis un an. Et, malgré le soutient de son ami et collègue de travail Félix, elle n'arrive pas à remonter la pente. Elle étouffe dans cette vie qui l'a meurtrie, qui l'a affaiblie et qui l'a rendu orpheline des deux grands amours de sa vie. N'en pouvant plus, elle décide de partir loin de tout ce qui faisait sa vie avec son mari ; loin de leur appartement, loin du café littéraire qu'elle tient en compagnie de Félix, loin de Paris... elle part en Irlande, c'est décidé ! 

Nous avons tous connu un événement (deuil, chagrin d'amour, épreuve, maladie, etc) qu'il nous a été difficile de surmonter. Nous pensions que cela serai impossible comme le pense Diane, mais finalement, la vie a reprit le dessus ; certes nous avons été transformé par cette expérience, mais nous avons survécu, chacun à notre manière. Diane a voulu s'isoler, partir loin, se couper de tout le monde et finalement, c'est là, dans ce trou paumé de l'Irlande (Mulranny) qu'elle va se frotter aux gens, certains bienveillants et d'autres un peu moins. Et finalement, c'est à leur contact qu'elle va reprendre le dessus et revivre. 

Je vais éviter de trop en dire sur l'histoire, car si quelqu'un sur cette planète n'a pas encore lu ce roman, je ne veux pas le spoiler. A l'ouverture du roman, j'attendais beaucoup de ce roman qui fait l'unanimité sur la blogosphère, mais aussi dans les médias. Ce livre est entré dans ce nouveau genre du "roman qui fait du bien" dont on entend parler partout. Si j'ai trouvé des qualités à cet ouvrage, j'ai aussi trouvé beaucoup de défaut et certains points m'ont carrément agacés ! 

Premier point négatif, tout était beaucoup trop prévisible ! J'ai sentie venir le moindre détail, le moindre événements. J'aurais voulu me tromper et être surprise mais non... 
Ensuite, arrivé aux deux tiers du livre, j'ai trouvé que l'histoire était bâclée. Tout à coup, on passait de la Diane dépressive, à l'agonie, ne voulant voir personne, à une femme qui partait à l'aventure en compagnie d'un homme pour un week-end romantique et qui tombait follement amoureuse ! Ce n'était tout simplement pas crédible et ça m'a franchement énervée. 

Passons au point positif : les personnages ! J'ai totalement craqué sur le personnage de Félix. Il est génial ce type ! C'est le genre d'amis que toutes les femmes rêves : il ne risque pas d'y avoir ambiguïté car il est homo, et il est là, complètement déjanté, à faire la fête à vous soutenir, à vous faire rire ! Même quand il devient hyper lourd, il est adorable... j'ai donc craqué ! 
Autre personnage que j'ai plutôt beaucoup aimé (malgré ce qu'en a fait l'auteur dans le dernier chapitre) c'est Edward... Il m'a tout de suite envoûté avec son mystère. Il m'intriguait. J'ai tout de suite sentie que sous ses airs rustre, limite goujat, il avait un grand cœur et qu'il était même romantique ! Je me l'imaginais avec la carrure de Chabal (protectrice à souhait) et je visage de Tuoma Holopainen !!! Le kiffe quoi ! Et enfin, sa sœur Judith, complètement tarée et extravertie ! Une folle mais que l'on ne peut qu'aimer tant elle respire la joie de vivre et tant elle est adorable... 
J'aurais pu aimé Diane, mais son évolution m'a déçue et du coup, j'ai terminé le livre en la négligeant... Limite j'aurais voulu que le personnage principal soit Edward ou Félix. 

Bon, vous l'aurez compris, avec moi ce livre n'a pas tenue ses promesses. J'aurais aimé qu'il soit plus développé, que l'auteur prenne plus son temps. Alors que pour moi, la fin a été vite terminé pour passer à autre chose.

jeudi 15 mars 2018

(Poésie) Un jeudi en poésie # 2

Je partage aujourd'hui, pour ce second numéro d'Un jeudi en poésie, un poème de John Keats.
J'ai découvert ce grand poète anglais l'année dernière et je suis tombé littéralement amoureuse de sa plume.



Ode sur la mélancolie

Non, non, ne va pas boire au Léthé, ne va pas boire 
Le vin empoisonné de l’aconit aux rudes racines ; 
N’accepte pas que ton front pâle reçoive le baiser 
De la belladone, vermeil raisin de Proserpine ; 
Ne fais pas ton rosaire des grains de l’if ; 
Ne laisse pas le scarabée, ni la phalène devenir 
Ta Psyché de deuil, ni le hibou duveteux 
Le compagnon des mystères de la Mélancolie ; 
Car l’ombre rejoindrait la torpeur des ombres 
Et noierait l’angoisse vigilante de l’âme. 

Mais quand s’abattra la Mélancolie, 
Soudaine messagère des Cieux, nuage de larmes, 
Qui abreuve les fleurs aux têtes tombantes, 
Et cache la verte colline sous un linceul d’Avril; 
Alors gave ta peine d’une rose matinale, 
Ou de l’arc-en-ciel entre vague et rivage, 
Ou de l’abondance des globes de pivoines ; 
Ou si ta maîtresse montre une riche colère, 
Emprisonne sa douce main dans la tienne, laisse-la 
Se déchaîner et bois son regard sans pareil. 

Sa demeure est dans la Beauté - mortelle condition ; 
Et dans la Joie, dont la main esquisse à ses lèvres 
Un éternel adieu ; et dans le douloureux Plaisir, 
Qui se change en poison tandis que la bouche, abeille,
L’aspire : oui, au temple même de la Félicité, 
La Mélancolie voilée trouve un sanctuaire souverain 
Que seul sait voir celui qui peut, d’une langue vive, 
Faire éclater les raisins de la Joie contre son fin palais ; 
Son âme goûtera le triste pouvoir de la Déesse 
Et deviendra l’un de ses trophées de nuages.

John Keats


mercredi 14 mars 2018

(Lecture) Une terre d'ombre - Ron Rash



Laurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère — revenu de la Première Guerre mondiale amputé d’une main —, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d’un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit: rien n’y pousse et les malheurs s’y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu’une sorcière. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d’une flûte en argent. L’action va inexorablement glisser de l’émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l’ignorance et à la peur d’une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre. 

Ron Rash... Pour ceux qui s'intéresse au "Nature writing" c'est un peu comme une référence, un synonyme. Du coup, comme j'aime la nature et que je m'intéresse à ce genre littéraire, j'ai eu franchement envie de découvrir cet auteur. 

Laurel et son frère aîné Hank vivent dans un vallon aride, que beaucoup dans leur coin considèrent comme maudit. Laurel n'est-elle d'ailleurs une tache de naissance sur son visage ? Hank qui s'est battu lors de la guerre n'y a t-il pas perdu sa main ? Les conditions ne sont-elles difficile ? Pourtant, ils sont là tous deux, vivant ou essayant de vivre, travaillant à leur ferme. Même si Laurel est considérée un peu comme une sorcière du fait de cette tache la défigurant, Hank attire plutôt la compassion car il a combattu les Allemands (nous sommes en 1918) et que ces derniers sont plutôt détesté de par le monde ! 
Hank est sur le point de se marié et Laurel rencontre, inopinément dans le vallon, un homme mystérieux, peu prolixe et qui joue de la flûte. Elle en tombe amoureuse et Hank semble plutôt ravi... mais, la vie n'est pas rose et c'est ainsi que l'auteur nous entraîne dans une histoire qui n'a rien d'un conte de fée. 

Que dire véritablement de cette lecture ? Je pense sincèrement que, pour moi, ce n'était pas forcément le bon moment pour découvrir ce roman. J'avais effectivement beaucoup trop de chose en tête et du coup je n'ai pas apprécié, à sa juste valeur ce récit. J'ai un peu vécu cette lecture comme celle d'un classique... même si j'aime les classiques, j'avoue ne pas m'y plonger dans n'importe quelles conditions. 

Si la plume de l'auteur est travaillée et intéressante, j'ai eu un peu de mal avec les longueurs. Même si les descriptions (et croyez-moi habituellement, les descriptions dans un texte, j'adore) sont parfois intéressante notamment sur ce qui est du paysage, du vallon (personne à part entière de l'histoire), j'ai parfois eu du mal... j'avais limite envie de passer certains passages. 

Concernant les personnages, j'ai bien apprécié le personnages de Laurel, qui est torturée, manque de confiance en elle et est une femme forte pourtant. Hank est certes plus bourru, mais non moins humain, avec des sentiments qui parfois lui échappe, lui qui souhaite tant camoufler ce qu'il ressent. 

Pour autant, malgré tous ces points plus ou moins positifs, j'avoue ne pas avoir apprécié cette lecture. Non pas forcément de la faute de l'auteur, mais plutôt d'un mauvais choix de ma part et d'un mauvais timing ! J'avoue ne pas avoir réellement compris pourquoi ce roman avait été classé dans Policier chez Points. J'essayerais sans aucun doute un autre ouvrage de l'auteur mais pas dans l'immédiat.


samedi 10 mars 2018

(Dans ma BAL) Nouveaux arrivés #1

Depuis quelques semaines, l'envie me prenait de me replonger dans mes premiers amours : les classiques. 
Non seulement, j'ai bien envie de relire certains titres, mais j'ai une furieuse envie de découvrir de nouveaux romans, de nouveaux auteurs, notamment grâce à Romanza, du blog Près de la plume... au coin du feu

Cependant, je l'avoue, je n'avais plus ses romans et cela faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas offert de livres, que ce mois-ci, j'ai succombé... légèrement ! 
Voici donc mon butin pour le mois de mars 2018. 


Tout d'abord les livres d'occasions (il faut dire que j'ai deux superbes bouquineries juste à deux pas de la maison), je me suis offert : 

* Un ouvrage des Éditions Omnibus rassemblant plusieurs œuvres de Jane Austen, à savoir Orgueil & Préjugés (ce sera pour celui-ci et le suivant une relecture), Raison & sentiments, Emma et Lady Susan
* Les liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos. Un classique qu'il me fallait absolument découvrir, tant on me le recommande depuis des années. 
* Tristan & Iseult (dans cette version-ci présenté par René Louis). Je possède déjà la même édition, mais je l'ai tellement lu et relu, depuis que je l'ai découvert l'année de mes neuf ans, qu'il part en lambeaux. Et comme je compte bien le relire... ce sera avec celui-ci, mon édition original étant une relique que je garde précieusement dans ma bibliothèque. 
* Le cœur du Mid-Lothian... pour découvrir l'auteur. 
* Purge de Sofi Oksanen. Une de mes amies me le recommande chaudement depuis plusieurs années. Je lui fais confiance, même si je ne connais le sujet de ce roman-là. 
* Manon Lescaut de l'Abbé Antoine-François Prévost d'Exiles. Une relecture puisque j'avais déjà découvert ce classique il y a de nombreuses années, au collège. 
* Jane Eyre de Charlotte Brontë, tout simplement car c'est un des romans préférés de Romanza, et qu'il me fallait le découvrir, n'ayant lu jusque-là que la sœur, Emily. 




Et mes petits achats en neuf... car je ne l'ai trouvait pas chez mon bouquiniste. 
* Anna Karénine de Leon Tolstoï. Ce sera une relecture pour moi. J'ai découvert ce roman il y a 16 ans et j'ai très envie de le relire, de le redécouvrir. 
* Les Misérables, Tome 1 et Claude Gueux de Victor Hugo. Des relectures également de mon auteur chouchou d'amour... 
* Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas. Honte à moi, je n'ai toujours pas découvert cet immense auteur et mon amie Pauline, me l'a tellement recommandé, que j'ai succombé. 
* Frankenstein de Mary W. Shelley. Pour découvrir enfin ce mythe horrifique ! 
* Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë. Je l'ai lu il y a 14 ans et cette lecture m'avait bouleversé. J'ai donc envie de retrouver la lande et ses personnages qui m'avaient tant marqués. 

Comme vous le voyez, je n'ai pas été raisonnable mais cela faisait des mois que je ne m'étais pas offert de livres papiers. Et vu que j'ai abandonné la liseuse (ce format ne me convenant pas, mais j'y reviendrais dans un futur billet), je me suis fait plaisir.

Ma PAL actuelle (en comptant ma lecture en cours) compte 27 romans, ce qui reste gérable. 

Et vous, quels ont été vos achats livresques de ces dernières semaines ? 

vendredi 9 mars 2018

(Lecture) Le crime du Comte Neville - Amélie Nothomb


Cette année, Amélie Nothomb fait sa rentrée avec un conte de fées virant à la tragédie grecque. "Le crime du comte Neville" raconte l'histoire d'une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d'une voyante rencontrée à l'issue d'une fugue qui n'en est pas une. 

Ah Amélie Nothomb ! Ma petite chouchoute ! Celle dont je sais qu'à chaque rentrée littéraire, l’œuvre va me faire passer un moment intense et délectable. Je me suis donc, comme toujours, littéralement jetée sur son nouvel ouvrage. 

Dans ce roman-ci, nous faisons la connaissance du Comte Henri Neville et de sa famille : Alexandra sa femme, Sérieuse, Oreste et Electre. Remarquez une fois de plus, l'originalité des prénoms des personnages de notre Amélie ! 
Comme chaque année, une garden-party est organisée dans ce vieux château. Cette future garden-party sera la dernière, puisque malheureusement la famille Neville doit abandonner ce château, faute de moyen. 
Sérieuse, une nuit, est récupérée par une voyante alors qu'elle voulait s'isoler seule dans la forêt et y passer la nuit. Henri, allant chercher sa fille chez cette femme, apprends qu'il tuera un de ces invités lors de la garden-party. 
Mais très vite, la jeune Sérieuse, qui a entendu la prédiction de la vieille voyante, demande à son père de la tuer elle, lors de cette fête car depuis ces 12 ans elle ne ressent rien, plus rien et ne veux plus continuer à vivre... Après négociation et supplications, Henri finit par accepter. Mais vous vous en doutez, avec notre sacrée Amélie, les choses ne vont pas se dérouler ainsi ! 

Bon, je vous le dis tout de suite, j'ai adoré ! Même si, comme à chaque fois avec Miss Nothomb, je reproche la minceur de ses livres (j'aime tellement que j'aimerais que ça dure), j'ai encore passé un excellent moment, drôle et noir à souhait. 
Oui, avec ce livre il faut aimer l'humour noir et aimer la loufoquerie ! Mais bon, qui me connait sait que je suis totalement déjantée et que je suis le bon public pour les romans de notre belge adorée. 

Non seulement j'ai apprécié le personnage de Sérieuse, dont je me suis mise à la place facilement. Mais j'ai totalement adorée Henri Neville. Si au début du roman il semble être un père peu soucieux de sa progéniture et complètement à côté de la plaque. Mais au fur et à mesure de l'avancer du récit, Henri s'ouvre et s'inquiète. Il se révèle être un homme et un père à l'écouter. Bon ok, il est aussi totalement barré mais, entre nous, qui ne l'ai pas de nos jours ? 

Comme d'habitude, j'ai aimé la plume d'Amélie et son style si personnel, à la limite de la folie parfois. J'ai ris, mais j'ai aussi été émue. N'est-ce pas ça que provoque en vous un chef d’œuvre ? Et comme toujours aussi, la fin m'a totalement subjugué. Elle est douée notre Amélie Nothomb !


Merci de votre visite, à bientôt !